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POURQUOI CHOGUEL N’EST PAS ALLÉ À BOUREM-ANSONGO: ‘‘UNE REPRISE DES HOSTILITÉS EST CONTRAIRE À LA PHILOSOPHIE DU GOUVERNEMENT »

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LE PREMIER MINISTRE, CHOGUEL KOKALLA MAIGA, ALORS QUE LA TENSION ENTRE LA CMA ET LE GOUVERNEMENT EST VIVE, A AFFIRMÉ CE SAMEDI 18 FÉVRIER QUE LA TRANSITION NE VEUT PAS DE PROVOCATION SUSCEPTIBLE À UNE REPRISE DES HOSTILITÉS EST CONTRAIRE À LA PHILOSOPHIE DU GOUVERNEMENT ET AUX INTÉRÊTS DU MALI.

Arrivée à Gao le vendredi 17 février à la tête d’une importante délégation, le Premier ministre Choguel Kokalla MAïGA a bénéficié d’un accueil exceptionnel avec une forte mobilisation de la population de la Cité des Askia. Le chef du gouvernement était accompagné de 7 membres de son équipe dont les ministres de la Refondation, du Développement rural, de la Culture, de la Communication, des Transports et de l’Équipement, de la Réconciliation, de la Promotion de la Femme.
Etaient également présents, les ministres délégués chargé de l’Action humanitaire ainsi que celui chargé de l’Élevage et de la Pêche.
Au lendemain de son arrivée, Choguel Kokalla MAÏGA s’est entretenu avec les forces vives de la région de Gao dans la salle de réunion du Gouvernorat. Occasion de partager les préoccupations de la population aux autorités de la transition.
Sans langue de bois, l’occasion a été mise à profit pour évoquer les besoins cruciaux de la région. Gao souhaite vivement la paix, la reprise des travaux de la route Sévaré-Gao, de la route Gao-Bourem-Taoussa, le démarrage des travaux de construction du barrage de Taoussa. De même, la population a exprimé le besoin d’eau et d’électricité, tout en demandant d’être connecté à un réseau stable.
Prenant acte de ces doléances, le chef du gouvernement a rassuré que celles-ci feront l’objet d’un mémorandum qui sera transmis à qui de droit.
« Une attention particulière sera réservée aux problèmes évoqués », a indiqué Choguel Kokalla MAIGA.
Dans son adresse aux populations, le Premier ministre est revenu sur la résistance héroïque de Gao qui était sous l’occupation des forces du mal.
Initialement agencé pour le Premier ministre et sa délégation partir à la rencontre les populations de Berrah, à Bourem et à Ansongo, la tournée ne concernera finalement que la commune urbaine de Gao. Raisons ? En l’absence d’annonce officielle sur le sujet, les mieux informés évoquent des préoccupations sécuritaires pour expliquer l’annulation des étapes de Bouream et Ansongo. Finalement dans le gouvernorat de Gao que le chef du gouvernement a rencontré ce dimanche les ressortissants de ces localités vivant dans le cercle de Gao.
Entre les raisons de ces déplacements et celles de l’annulation des étapes de Bouren et Ansongo, voici ce que Choguel Kokalla Maiga :
« Cette mission a été autorisée par le président de la Transition à la demande…
Nous sommes venus recenser l’ensemble des préoccupations des populations de Gao et voir ce que nous pouvons faire. Dès demain j’irais à Mopti. Une autre fois à Tombouctou, une autre fois à Ménaka. Certainement d’ici la fin de la Transition Kidal va nous inviter. Parce que nous nous ne voulons pas de la provocation. C’est très clair dans la tête du gouvernement en place que toute provocation tendant la reprise des hostilités est contraire à notre philosophie et contraire aux intérêts du Mali. Mais le Mali ne peut pas être divisé. Une fois que cela est compris, tout le reste est possible… ».
Il s’est également désolidarisé de tout discours tendant à la provocation, à pousser les Maliens les uns contre les autres. En effet, le contexte est marqué par des joutes verbales entre des membres de la CMA et des soutiens de la transition suite aux propos de Amadou Albert MAÏGA soutenant une guerre certaine entre les FAMa et les ex-rebelles.
Toutefois, a-t-il précisé, le gouvernement n’acceptera plus que quelqu’un quitte de l’extérieur pour venir s’imposer dans la ville de Gao et à l’image des autres régions.
« Nous ne voulons pas faire de la provocation, nous voulons continuer à négocier. Quand on est fort, on négocie. Quand on est faible, on va à la provocation. Que personne ne pousse à des conflits ethniques », a déclaré le chef du gouvernement.

PAR SIKOU BAH

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