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MUTILATION GÉNITALE FÉMININE : UNE TRADITION PLUS QU’UNE QUESTION DE RELIGION

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LE MERCREDI 22 FÉVRIER 2023, L’ASSOCIATION GLOBAL MÉDIA CAMPAGNE TO END FGM (MUTILATION GÉNITALE FÉMININE) A TENU À L’ÉCOLE TOGORA DE NIAMANA UNE CONFÉRENCE DÉBAT AVEC LES ÉLÈVES DE LA 8EME ANNÉE SUR L’EXCISION ET SES CONSÉQUENCES SURVIE DE LA FEMME.

D’ENTRÉE DE JEU, FANTA YATTARA, CHARGÉE DE PROJET AU SEIN DE L’ASSOCIATION GLOBAL MEDIA TO FGM, A LAISSÉ ENTENDRE QUE, CETTE INITIATIVE VISE À SENSIBILISER LES ENFANTS PLUS PARTICULIÈREMENT, LES JEUNES FILLES QUI SONT L’AVENIR DE DEMAIN, À NE PAS COMMETTRE LES MÊMES ERREURS QUE LEURS PARENTS EN L’EXCISANT LEURS ENFANTS. SELON LES EXPLICATIONS DE FANTA, LA MUTILATION GÉNITALE PEUT ENGENDRER PLUSIEURS CONSÉQUENCES NÉGATIVES SUR LA FEMME, À SAVOIR, ENTRE AUTRES, LES PROBLÈMES LORS DE L’ACCOUCHEMENT, LA FISTULE, LA STÉRILITÉ, LES INFECTIONS, LE SIDA, LE TÉTANOS, L’HÉPATITE B ETC. « VOUS LES ÉLÈVES ET FUTURS PARENTS, VOUS POURREZ ÉVITER TOUT CELA EN REFUSANT D’EXCISER VOS ENFANTS À L’AVENIR » A INDIQUE MME YATTARA AUX ÉLÈVES. ELLE A PAR LA SUITE INVITÉ LES ÉLÈVES À ÊTRE PORTEURS DE CE MESSAGE DANS LEUR FAMILLE RESPECTIVE ET DANS LA SOCIÉTÉ POUR QUE PLUS JAMAIS L’EXCISION NE SOIT PRATIQUÉE AU MALI.

Paradoxalement, il n’y a pas de lien entre l’excision et la religion. M. Abdramane Bamba, professeur coranique a laissé entendre que, l’excision est beaucoup plus une tradition qu’une question de religion.

« La question de l’excision est venue au temps du prophète Abraham qui avait comme femme Sara, sa femme Sara avait du mal à concevoir, c’est ainsi lors d’un voyage en Irak, le roi de l’Irak a donné une domestique à Sara du nom d’Adjara. Cette dernière est par la suite tombée enceinte d’Abraham » relate le professeur coranique Bamba avant d’ajouter « après qu’Adjara est accouchée, Sara est devenue jalouse d’Adjara et voulait à tout prix qu’Abraham là déteste c’est pourquoi, elle est allé exciser Adjara».

Le professeur Coranique indique alors que c’est de là qu’est venue la pratique de l’excision de la femme et comme on dit également qu’elle rend propre la femme c’est pourquoi la religion musulmane ne l’a pas banni.

« Maintenant qu’on se rend compte qu’il y a une conséquence à cette excision on a laissé tomber cette pratique pour le bien de la femme ». Souligne le professeur Bamba.

Par ailleurs, il mentionne qu’une femme, qu’elle soit excisée ou pas, cela ne remettra pas en cause sa pratique de la religion.

Notons que le projet global média campagne to END FGM (mutilation génitale féminine) a pour mission de travailler sur les questions de violence basée sur le genre sur les mutilations génitales, outre l’autonomisation de la jeune fille. Il s’est posé comme objectif de plaider pour que des lois propres aux femmes soient adoptées afin de protéger  les femmes sous toutes les formes. Il est présent au Mali depuis 2018 mais a été reconnu par l’Etat malien en 2020.

Le projet est financé par beaucoup de partenaires comme Care international, Care Mali, Plan international etc…

Tioumbè Adeline Tolofoudié

Source : LE PAYS

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