Home Société Société : Quand les parents au village attendent tout de la ville,...

Société : Quand les parents au village attendent tout de la ville, or la vie en ville n’est pas toujours facile

43
0

La société africaine en plus grande partie une économie informelle. Au Mali, l’activité dominante est l’agriculture. Le pays est majoritairement agricole, et malheureusement c’est cette couche qui est la plus pauvre.

Au village ou dans certaines zones agricoles, Il arrive parfois que les recettes agricoles d’un hivernage n’arrivent pas à prendre en charge la famille jusqu’au prochain.

Beaucoup de familles ont des membres qui sont installés soit dans les grandes villes du Mali, soit à Bamako, soit à l’extérieur. Ce sont eux qui obligés d’apporter des soutiens financiers à leurs familles. Ils sont obligés d’agir car personne ne veut voir sa famille dans des situations difficiles. C’est une très bonne chose, car l’entraide permet à la famille d’évoluer.

Ce qui est difficile dans cette affaire est la mauvaise gestion de ces fonds par les parents, c’est le conditionnement de la famille à ces fonds, c’est le refus de travailler des autres membres de la famille à cause de ces fonds sans assurance, c’est la mésentente installée dans la famille à cause de ces fonds, c’est de voir le chef de famille s’accaparer de ces fonds en dénigrant les autres filles et fils jugés de bons à rien. La vie d’une famille ne s’arrête pas à une génération, il faut faire quelque chose pour la génération qui va venir.

Dans la famille, c’est Dieu qui décide sur le plan financier celui qui peut avoir plus de ressources financières que les autres : il peut être l’ainée, le benjamin, le cousin, etc. Cette position peut être objet de conflit quand on ne l’apprécie pas. 

Pour avoir plus de recettes agricoles, il faut avoir plus de bétails ou d’hommes pour travailler. Avoir beaucoup de bras valides, c’est là que parfois certaines ONG ne comprennent pas. Elles accusent les populations de faire beaucoup d’enfants, or ce n’est pas dans le but de faire plaisir à qui que ce soit. Pour avoir plus de récolte, il faut moderniser les activités par les tracteurs ou autres outils modernes de travail. Or, tous les paysans n’ont pas ces moyens.

Il faut s’entraider. L’aide doit avoir des résultats positifs au lieu qu’elle serve à enfoncer la famille. A force de contribuer sans résultats, ceux qui vivent en ville sont parfois déçus. En ville, quand on n’est pas chez soi, on paie la location, l’électricité, les frais de carburant, les frais de condiments, les taxes et les impôts, sans compter d’autres petites dépenses. Malgré tout, avec le peu qu’on gagne, il faut envoyer quelque chose au village. La vie en ville n’est pas toujours facile.

Vous pouvez entendre certains dire : « j’ai envoyé de l’argent et chaque année c’est la même chose, j’ai payé de la charrue qui s’est arrêtée faute d’entretien, j’ai acheté un tracteur qui s’est arrêté faute d’entretien. D’autres ont carrément abandonné le champ parce qu’on envoie de l’argent. Un seul doit ne peut pas soulever un caillou. »

Certaines considérations familiales bloquent tout un processus : « on n’est pas de la même mère ». Une ancienne querelle qui ne dit pas son nom peut être à l’origine.

Aidons ceux qui nous aident à nous aider. Il est difficile de voir des membres de sa famille dans la survie sans apporter sa contribution. Ceux qui apportent les aident se privent parfois des choses qu’ils veulent avoir, reportent parfois des évènements prévus, prennent des dettes, rejettent parfois des doléances de leurs femmes et de leurs enfants, donc aidons en faisant en sorte d’être autonomes pour ne pas dépendre d’eux de façon perpétuelle.                  

Yacouba Dao


Source: Malijet





LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here