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GESTION DU MATÉRIEL ROULANT DE L’ETAT : L’INCOMPÉTENCE DE LA DGABE

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A la Direction générale de l’Administration des biens de l’Etat (DGABE), sur les quatorze recommandations formulées par l’équipe de la vérification de performance initiale relatives à la gestion du matériel roulant de l’Etat, une (1) est entièrement mise en œuvre soit 12,50%, une (1) est partiellement mise en œuvre soit 12,50%, six (6) ne sont pas mises en œuvre, soit 75,00% et six (6) sont caduques ou sans objet. C’est ce qui ressort du rapport du Bureau du Vérificateur général (BVG), publié le 18 janvier 2023.

« Dans son rapport de vérification de performance effectuée en 2018, le Vérificateur général, M. Samba Alhamdou BABY, avait fait des recommandations à la DGABE, aux fins de corriger les dysfonctionnements constatés et espérer une meilleure gestion administrative et financière au sein de ladite structure », peut-on lire dans ledit rapport. Le document précise également qu’une mission de suivi des recommandations s’est effectuée en 2022, dont l’objectif était de s’assurer de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la vérification initiale et d’apprécier leur niveau de mise en œuvre et la correction des faiblesses constatées.

Le rapport précise : « La mission de suivi des recommandations laisse entrevoir un bilan négatif de la DGAB. Le bilan du suivi des quatorze (14) recommandations formulées en 2018 par le Vérificateur général se présente comme suit en 2022. Le taux des recommandations entièrement mises en œuvre est de 12,50%. En effet, sur les quatorze recommandations formulées par l’équipe de la vérification de performance initiale, une (1) est entièrement mise en œuvre soit 12,50%, une (1) est partiellement mise en œuvre soit 12,50%, six (6) ne sont pas mises en œuvre soit 75,00% et six (6) sont caduques ou sans objet. Le taux de mise en œuvre totale est déterminé sur les huit (8) recommandations applicables en dehors de celles caduques ou sans objet. Le niveau global de mise en œuvre des recommandations n’est pas satisfaisant. »

DES RECOMMANDATIONS NON MISES EN ŒUVRE

Le rapport fait cas des recommandations non mises en œuvre. Il s’agit de : la DGABE ne dispose pas d’un manuel des procédures ; la DGABE n’a pas élaboré les éléments de la politique en matière de gestion du patrimoine mobilier ; la DGABE ne produit pas les états trimestriels et les inventaires annuels des matériels et équipements durables affectés aux départements ministériels et aux institutions ; la DGABE ne procède pas à l’admission de tous les matériels roulants de l’Etat, notamment les véhicules des missions diplomatiques et consulaires ; des véhicules n’ont pas été retrouvés lors du contrôle physique dans la ville de Koulikoro ; des véhicules n’ont pas été retrouvés lors du contrôle physique dans la ville de Ségou.

Le document note également des recommandations caduques ou sans objet : « La DGABE n’organise pas l’approvisionnement des services publics en matériels et équipements roulants. La DGABE ne tient pas le sommier des parcs autos et motos de l’Etat conformément à son ordonnance de création. Le ministre de l’Economie et des Finances ne veille pas à l’élaboration des éléments de la politique en matière de gestion du patrimoine mobilier corporel. »

RECOMMANDATION ENTIÈREMENT MISE EN ŒUVRE 

Toutefois, le BVG retient que la recommandation entièrement mise en œuvre est que le Premier ministre a fait prendre des dispositions pour clarifier les compétences en matière de vente à l’amiable des matériels et matières de l’Etat admis à la réforme. Il note aussi une recommandation partiellement mise en œuvre : « Des certificats de propriété des véhicules de l’Etat ne sont pas établis. »

Ismaël Traoré

Source : Ziré

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