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MARINE LE PEN SAISIT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL À PROPOS DE SES COMPTES DE CAMPAGNE DE 2022

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La candidate du RN conteste la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques de ne pas rembourser le flocage de ses bus de campagne.

Elle avait un mois pour contester la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) de ne pas rembourser certaines dépenses effectuées pendant sa campagne présidentielle. A deux jours de la date butoir, le 18 janvier, Marine Le Pen a saisi le Conseil constitutionnel d’un recours, a appris Le Monde mercredi 25 janvier, confirmant une information de Libération et de La Lettre A.

Le détail de la décision de la CNCCFP n’est pas connu pour l’heure. Selon le trésorier du Rassemblement national (RN), Kévin Pfeffer, le montant des « réformations » – les retouches opérées par la commission sur les dépenses ou les recettes des budgets présentés par les candidats – n’excéderait pas « 500 000 [euros] tout compris », sans communiquer de chiffre exact. Un montant loin des 873 576 euros réformés du compte de la candidate RN en 2017. Cette année-là, Marine Le Pen avait contracté pour 827 017 euros de prêts auprès de son parti d’alors, le Front national, et de Cotelec, le microparti de Jean-Marie Le Pen, avec des taux d’intérêt de 6 % et 6,5 %. Une trop bonne affaire pour ses créditeurs, avait estimé la CNCCFP – sans que la candidate ne conteste alors sa décision.

En 2022, c’est sur le flocage de 12 bus à l’effigie de Marine Le Pen, ainsi que d’autres « choses assez classiques », que la Commission aurait sourcillé, selon le trésorier du RN. Depuis les élections municipales de 2020, la CNCCFP considère ces habillages comme des affichages sauvages, appliquant strictement l’article L51 du code électoral, selon lequel « tout affichage relatif à l’élection (…) est interdit en dehors [des panneaux officiels d’affichage et] des panneaux (…) d’expression libre ».

« UNE PERMANENCE MOBILE »
« On estime que notre car était une permanence mobile. Il s’arrêtait sur les marchés, on offrait le café à l’intérieur. Ils n’ont pas tourné à vide dans toute la France », explique M. Pfeffer, qui ajoute que son parti avait provisionné cette dépense de 316 182 euros pour faire face à un éventuel refus de remboursement de la CNCCFP. La commission avait déjà retoqué le flocage de bus lors des élections régionales de 2021 pour plusieurs têtes de liste du parti, dont Sébastien Chenu, à hauteur de 15 700 euros.

Les décisions de la CNCCFP concernant les autres candidats à l’élection présidentielle n’ont pas été contestées par ces derniers. Elles seront publiées au Journal officiel vendredi 27 janvier.

Laura Motet

Source: Le Monde

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