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Sénégal : des élèves demandent la révision des programmes scolaires

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Au Sénégal, des revendications en faveur d’une réforme des programmes d’enseignement au niveau secondaire se sont multipliées au fil des années. Cette fois, elles sont portées par des élèves dont l’intention est de forcer le gouvernement à revoir les curricula. 

Samedi 28 janvier, des élèves de la Commune de Kolda dans le Sud du Sénégal ont mené une manifestation pour exiger la révision des programmes d’enseignement. Plus tôt, des élèves du lycée Demba Diop de Mbour, à l’ouest du pays, regroupés au sein d’un collectif, ont observé des jours de grève pour eux aussi obtenir une réforme des enseignements.

A Mbacké dans le centre et à Louga dans le nord, des manifestations ont aussi été enregistrées. D’un point à l’autre du pays, le discours est le même, « il faut une réforme des contenus jugés trop longs et obsolètes ». 

Les disciplines d’histoire et de géographie sont les principales visées. « Il y a des programmes qui datent de 1960, qui ont été élaborés par des professeurs d’histoire et de géographie, dont Amadou-Mahtar Mbow, Assane Seck et Paul Pélissier », fait savoir Moustapha Sène, conseiller pédagogique au centre régional de formation des personnels de l’éducation (CRFPE) de Rufisque.

Selon lui, la démarche des élèves signale l’urgence pour les pouvoirs publics sénégalais, de modifier les programmes scolaires en vigueur depuis quelques années.

En 2014, alors que se tenaient les assises de l’Education nationale à Dakar, les participants avaient déjà attiré l’attention du gouvernement sur le sujet. Non pas seulement pour les disciplines d’histoire et géographie, la demande des syndicalistes présents aux assises concernait l’ensemble des disciplines qu’ils voulaient en rapport avec les réalités socioéconomiques du Sénégal.

Entre syndicalistes et enseignants, la démarche des élèves à trouver beaucoup de soutien. Même si pour l’heure, le gouvernement n’a pas réagi sur la question de façon officielle, pour plusieurs acteurs du secteur de l’éducation, une réforme de fond est devenue inévitable.

Vanessa Ngono Atangana

Source: agence ecofin

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